https://www.fapjunk.com https://pornohit.net london escort london escorts buy instagram followers buy tiktok followers
Accueil Économie Bordeaux : Chute vertigineuse du logement neuf sur la métropole

Bordeaux : Chute vertigineuse du logement neuf sur la métropole

  • La commercialisation des logements neufs en France a chuté de 16,8 % au troisième trimestre 2022, par rapport au troisième trimestre 2021.
  • Sur Bordeaux Métropole, « tout se divise quasiment par deux depuis 2019, qui reste la dernière année où le niveau était à peu près normal », alerte Gonzague Douniau, responsable régional Sud-Ouest de Bouygues Immobilier.
  • Crise du foncier, rejet de la population et… « volonté de plusieurs collectivités d’en faire moins », les raisons à cet effondrement sont nombreuses, pointe le constructeur.

« Le logement collectif s’enfonce inexorablement, lentement mais sûrement, dans une crise profonde ». Grégory Monod, président du Pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment, qui représente promoteurs, constructeurs de maisons et aménageurs, s’inquiète de la situation du logement neuf en France, après la publication des chiffres du ministère de la Transition écologique pour l’année 2022.

La commercialisation des logements neufs en France a chuté de 16,8 % au troisième trimestre 2022, par rapport au troisième trimestre 2021, et reste inférieure à son niveau d’avant la pandémie. « Ce n’est pas bon du tout, et malheureusement, ce qu’on avait prédit arrive », ajoute le président du Pôle Habitat.

Près de 5.000 euros le m2 en Gironde

La situation est-elle aussi inquiétante en Nouvelle-Aquitaine, et notamment sur la métropole de Bordeaux ? Selon l’Observatoire immobilier du Sud-Ouest (Oiso), en Gironde les ventes nettes sont passées de 5.195 logements en 2018 à 2.795 en 2022, et l’offre commerciale de 4.903 logements à 3.076. Pendant ce temps, le prix au m2 dans le logement collectif neuf connaît la tendance inverse : il est passé de 4.244 euros (toujours sur l’ensemble du département) en 2018 à 4.951 euros à la fin de l’année 2022. Si on zoome sur Bordeaux Métropole, les ventes nettes sont passées de 4.297 en 2018, à 2.180 en 2022, l’offre commerciale de 4.290 à 2.712, et les prix de 4.224 euros à 4.951 euros le m2.

« C’est bien simple, tout se divise quasiment par deux depuis 2019, qui reste la dernière année où le niveau était à peu près normal », commente, amer, Gonzague Douniau, responsable régional Sud-Ouest de Bouygues Immobilier. « Nous avons un objectif de 5.500 logements par an à l’échelle de la métropole, dont 3.000 logements sociaux, que l’on ne tient pas, reconnaît Jean-Jacques Puyobrau, maire de Floirac et vice-président de la métropole en charge du logement. L’année 2019 correspond à la fin des grandes opérations immobilières sur la métropole, depuis nous sommes clairement sur une phase descendante, même si nous espérons une amélioration à partir de 2023. »

« Deux ans pour obtenir un permis de construire, quand il fallait huit mois auparavant »
Pendant ce temps, l’attractivité du département ne se dément pas : 20.000 habitants en plus par an, dont 12.000 qui s’installent sur la métropole. Pour expliquer cette crise de production, Gonzague Douniau met en avant la hausse des coûts de construction, le manque de foncier ou encore le ras-le-bol de certains habitants contre la densification.

« Mais il y a aussi une volonté de plusieurs collectivités, au niveau national, d’en faire moins, avance-t-il. C’est le cas de la ville de Bordeaux, qui affiche clairement une volonté de décroissance, et c’est globalement la même situation sur la métropole à quelques exceptions près. Nous venons tout juste d’obtenir deux permis de construire sur Talence et Carbon-Blanc, pour des dossiers initiés en 2020. Voilà, il faut deux ans pour obtenir un permis de construire, quand il fallait huit mois auparavant. »

« Plusieurs projets bloqués »

Pour Jean-Jacques Puyobrau, « il y a différentes explications structurelles à cette situation, à commencer par une évolution de la sociologie : nous avons aujourd’hui en moyenne deux personnes par logement sur Bordeaux Métropole, ce qui augmente la nécessité de production. Il y a aussi la rareté du foncier, un frein que nous essayons de lever avec notre établissement foncier, et en demandant à l’Etat de mobiliser du foncier public. Et je souligne quand même que durant les années fastes, il y a eu beaucoup de produits défiscalisés, qui ne participaient pas à établir un parcours résidentiel pour nos concitoyens. » Sur la métropole, la part de vente aux investisseurs est passée de 56 % en 2018, à 45 % en 2022, au profit des propriétaires occupants.

La métropole bloque-t-elle des projets ? Non, assure l’élu. « Il y a effectivement plusieurs projets qui sont bloqués, mais pour diverses raisons qui vont du permis de construire qui a du mal à sortir pour des questions d’acceptabilité de la population, à la hausse des coûts de construction, en passant par la loi sur l’environnement qui nécessite davantage d’autorisations. Mais nous étudions l’ensemble de ces projets pour les faire émerger au plus vite. »

« En finir » avec cette « vision métropolitaine de l’aménagement du territoire »
Conséquence directe de la situation : « Nous constatons un report [de la demande] sur la périphérie de la métropole, à Langon, Cestas, Léognan ou Martillac, analyse Gonzague Douniau. Pour nous, il manque une vision de territoire, ce qui peut amener à une crise sociale » alerte le professionnel. Jean-Jacques Puyobrau estime de son côté qu’il faut « en finir » avec cette « vision métropolitaine de l’aménagement du territoire. » « La métropole ne peut pas répondre seule à cet enjeu du logement, c’est pourquoi nous avons engagé des démarches de coopération territoriale. Nous avons besoin de territoires périurbains et ruraux dynamiques, qui puissent accueillir du logement et de l’emploi. »

Enfin, la métropole veut accélérer sur le logement social. « C’est pourquoi nous avons abaissé le seuil à partir duquel les opérations immobilières doivent contenir du logement social, passé de 2.000 m2 à 1.000 m2 et maintenant 500 m2. » Une fausse bonne idée selon Gonzague Douniau. « Ces nouveaux paliers risquent tout simplement d’empêcher certaines opérations de se faire, car nous ne serons plus compétitifs. Résultat : plutôt que d’avoir 20 ou 30 % de logement social sur une résidence de trente logements, il n’y aura rien du tout. »

Seul point d’accord : la nécessité de construire mieux. La charte du bâtiment frugal adoptée par la mairie de Bordeaux semble maintenant digérée par les constructeurs. « Cela va plutôt dans le sens de l’histoire » admet le responsable de Bouygues.

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here