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Coronavirus : La fin du télétravail obligatoire, une bénédiction pour les restaurateurs ?

  • Ce mercredi, le protocole sanitaire s’assouplit en France, avec notamment la fin de l’obligation du télétravail trois jours par semaine.
  • Une aubaine pour les restaurateurs, qui ont souffert de voir leur clientèle habituelle rester chez elle, loin des dej’ d’entreprise ou du verre post-boulot.
  • Après deux années particulièrement éprouvantes pour le secteur, la prudence reste de mise chez les restaurateurs, pour lesquels le vrai Eldorado se trouve encore dans quelques mois, avec les beaux jours et les terrasses pleines.

« Avant la crise sanitaire, les travailleurs représentaient entre 60 et 70 % des clients le midi dans la plupart des restaurants bien situés, voire 100 % », se remémore avec nostalgie Alain Fontaine, président de l’Association française des maîtres restaurateurs. Avant d’évoquer les chiffres du mois écoulé : par rapport à janvier 2020, les restaurants affichent en moyenne entre – 40 et – 50 % de fréquentation dans le sacro-saint horaire 12h et 14h. La faute au télétravail.

Pour chasser son spleen, le chef du Mesturet, à Paris, mise beaucoup sur la date de mercredi, qui marque la fin du télétravail obligatoire en France. Il ne sera plus que recommandé, alors que les employés devaient jusque-là rester au minimum trois jours emmitouflés chez eux. Loin des bureaux, loin du cœur et loin des restaurants. Une absence de l’open space qui se répercutait aussi sur l’activité du soir des bistrots et cafés : « Plus les employés restent chez eux, moins ils ont envie de sortir, même après le travail pour l’apéro ou le repas post-boulot », déplore Audrey, gérante du restaurant La Maison Bleue, dans le dans le 10e arrondissement de Paris.

Février, entre espoir et résignation

« On fonde beaucoup d’espoir sur ce mois de février, entre la baisse de l’épidémie attendue, la fin du télétravail et la nécessité pour les entreprises de ressouder les équipes », s’enthousiasme Alain Fontaine. Il avoue même espérer que des chiffres fous en février et mars 2022 puissent compenser les pertes de janvier. Un élan d’optimisme partagé par Christophe, gérant de Jungle bowl, restauration rapide située stratégiquement à quelques pas des immenses tours de bureaux de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) : « Par rapport à la semaine dernière, on affiche 40 % de bénéfice ce mardi ! Peut-être une tendance d’un retour au travail, avec la fin de l’obligation demain et la décrue épidémique. »

Si Audrey espère un mois de février « moins pire » que ce janvier horribilis, elle n’attend pas non plus des miracles pour les 28 prochains jours : « Le retour au travail ne va pas se faire en un claquement de doigts et la clientèle précovid ne reviendra pas comme ça du jour au lendemain. » Une amertume similaire à celle de Franck Delvau, président Ile-de-France de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih)  : « La fin du télétravail obligatoire reste évidemment une bonne nouvelle, mais ne soyons pas candides : la majorité des employés resteront chez eux deux, voire trois jours par semaine. » Il a notamment une pensée pour les restaurants aux abords de la Défense (Hauts-de-Seine), qui accueillent essentiellement des travailleurs : « Pour ce genre d’établissement conçu uniquement pour les employés, le mois de février sera encore très difficile ».

Changement d’habitudes

Petit à petit, l’idée s’installe que le fameux monde d’avant et avec lui sa clientèle nombreuse et affamée, ne reviendra jamais totalement vider les assiettes et les comptoirs. « De nombreux cafés ou restaurants ne se sont jamais remis des confinements, soupire Alain Fontaine d’un ton fataliste, tandis que les sandwicheries et la vente à emporter explosent. La consommation change ». Une mue entamée avant même le coronavirus, puisque selon une étude du Crocis (Centre régional d’observation du commerce), 40 % des cafés parisiens ont fermé entre 2002 et 2021.

La pandémie n’aura fait que précipiter la chute des bénéfices : « Le télétravail obligatoire fut un énième coup très rude pour notre marché, déjà bien éprouvé, rouspète à son tour Franck Delvau. Mais il faut se préparer à l’idée que cela va durer et réfléchir à comment survivre. » Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Géraldine, gérante du restaurant de burgers huppés Torcatis à Perpignan (Pyrénées-Orientales, 66), s’est tournée vers la vente à emporter : « On fait énormément de livraisons et de Click & collect, c’est une habitude qui s’est démocratisée et qui permet d’éviter les trop grosses pertes. La terrasse reste vide de moitié par rapport aux années précédentes. »

En attendant le printemps

Reste un espoir et non des moindres, l’arrivée future des beaux jours. Si les Français et Françaises ne remettront jamais peut-être jamais les pieds cinq jours sur sept en entreprise, ils resteront des fervents partisans des verres en terrasse et des consommations en bronzant au soleil, se convainquent les restaurateurs. C’est sur cet avenir, bien plus que sur février ou mars, que capitalise le président Ile-de-France de l’Umih : « Ce qu’on attend, ce n’est pas la fin de l’obligation du télétravail, même si elle limitera les pertes, c’est le printemps. C’est là qu’on espère pouvoir refaire des gros chiffres et relancer vraiment nos activités », comme ce fut déjà le cas en 2020 ou 2021, avec des Français squattant les terrasses. Même analyse chez Géraldine, qui est persuadée du succès de la saison chaude : « Les Français en ont marre d’être chez eux. S’il fait beau, c’est certain qu’ils préféreront manger chez nous dehors. »

Une foi dans l’avenir et le soleil partagé par Corentin, restaurateur à Nîmes (Gard) dans l’établissement Les Enfants Denim : « En 2020 et 2021, nous avons fermé pendant des mois et dès qu’on a rouvert la porte, il y avait foule. Les Français aiment les restaurants, ça perdurera. » Pas question donc de s’enfoncer dans la morosité, malgré janvier et février probablement difficiles – « ce ne sont jamais des mois fous niveau chiffre », relativise le gérant –, le bout du tunnel est proche : « A Nîmes, Sud oblige, il fait beau dès mars. Entre ça et la fin du coronavirus, on se dit que le plus dur est derrière nous. »

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