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Crise de l’énergie : L’université de Strasbourg adopte un budget déficitaire de 24 millions d’euros

ÉCONOMIE Confrontée à l’explosion des prix de l’énergie, l’université de Strasbourg vient en conséquence d’adopter un plan de transition écologique qui devrait lui permettre de réduire sa facture énergétique dans les années à venir

L’université de Strasbourg (Unistra), qui a vu sa facture de gaz et d’électricité passer de 10 à 35 millions d’euros par an entre cette année et la prochaine, a voté pour la première fois un budget déficitaire pour 2023, de 24 millions d’euros, contre un excédent de 4 à 5 millions d’euros les années précédentes. Confrontée à l’explosion des prix de l’énergie elle vient en conséquence d’adopter un plan de transition écologique qui devrait lui permettre de réduire sa facture énergétique dans les années à venir.

L’Unistra a été montrée du doigt récemment pour sa volonté de fermer ses locaux deux semaines supplémentaires cet hiver, afin de réduire sa facture de chauffage, mais « ce n’était que l’arbre qui cachait la forêt, c’était annonciateur de quelque chose de beaucoup plus fort », souligne son président, Michel Deneken.

L’Unistra a « servi de punching-ball »

« Avec la crise ukrainienne, des marchés [de l’énergie] ont augmenté de 500 % et cela ne fait que précipiter la nécessité de prendre des mesures à long terme », ajoute le président, pour qui le nouveau plan adopté par le conseil d’administration de l’université vise à « faire bien en faisant moins ». « Le budget pour 2023 serait à peu près dans la lignée des dernières années s’il n’y avait pas la crise énergétique », note Frédérique Berrod, vice-présidente chargée des finances. Dans les semaines à venir, la faculté va commencer par réaliser son bilan carbone et mettre en place de nombreuses mesures d’économie, au niveau des chauffages et éclairages de ses 153 bâtiments répartis sur six campus et 600.000 m2, qui accueillent 60.000 étudiants.

D’ores et déjà, la baisse de la température des locaux à 19 degrés et la mise en route du chauffage un mois plus tard que d’habitude, en novembre, ont permis de réaliser environ 5 % d’économies. Quant aux deux semaines de fermeture supplémentaires cet hiver, la direction de l’université regrette « la tempête médiatique » que l’annonce a provoquée, et que l’Unistra ait « servie de punching-ball », alors que « toutes les universités avaient réfléchi à ça ». Mais cela permettra encore 3 % d’économies supplémentaires. Isolation des bâtiments, adaptation du calendrier universitaire ou installation de panneaux photovoltaïques sont autant de pistes à l’étude pour les années à venir, tandis que les plans de poursuite d’activité en cas de coupure d’électricité, notamment dans les laboratoires de recherche, ont été actualisés.

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