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Crise énergétique : Des solutions au « cas par cas » pour les PME en difficulté, selon Olivia Grégoire

PAS DE RÈGLE GÉNÉRALISÉE « Ça ne peut pas être fait dans la même ampleur que pour les toutes petites entreprises, […] ça coûte quand même pas mal d’argent à l’État et aux fournisseurs d’énergie », a expliqué la ministre déléguée aux PME

« Ça ne peut pas être fait dans la même ampleur que pour les toutes petites entreprises, […] ça coûte quand même pas mal d’argent à l’État et aux fournisseurs d’énergie. […] On va plutôt aller sur du cas par cas plutôt que sur une règle pour tous. » Tels sont les mots de la ministre déléguée aux PME Olivia Grégoire, prononcés ce lundi sur France 2.

Vendredi, le gouvernement avait annoncé le plafonnement pour l’année 2023 du tarif de l’électricité aux TPE – artisans, boulangers, pressing ou encore petits restaurateurs… – qui ont renouvelé leur contrat d’électricité à un prix très élevé au deuxième semestre 2022, de pouvoir continuer à travailler. Or, comme l’a déclaré la ministre Olivia Grégoire, ce dispositif ne sera pas appliqué aux PME.

Ne pas « saupoudrer des sous qui sont les sous des Français »

L’annonce de vendredi – pas plus de 280 euros le MWh en moyenne sur l’année 2023 – concerne seulement une partie des très petites entreprises, qui ont une puissance au compteur élevée, supérieure à 36 kVa, a souligné lundi le ministère de la Transition énergétique.

Elles sont 600.000 concernées par une telle puissance au compteur en France environ, mais elles n’ont pas toutes résigné un nouveau contrat durant les six derniers mois de 2022 : ainsi, « seule une part de ces 600.000 TPE devraient solliciter la mesure de révision du contrat », selon la même source.

Dans la foulée, des syndicats professionnels ont réclamé l’extension de ce tarif maximum aux entreprises moyennes. « Il faut qu’on fasse attention à aider ceux qui en ont le plus besoin et à ne pas aller dispatcher, saupoudrer des sous qui sont les sous des Français », a répondu sur France 2 Olivia Grégoire.

Reconnaissant des cas « aberrants », avec des factures d’énergie parfois décuplées, elle a rappelé que les entreprises moyennes peuvent saisir le médiateur de l’énergie et solliciter d’autres aides.

D’une part, l’amortisseur électricité ouvert aux entreprises de moins de 250 salariés et moins de 50 millions de chiffre d’affaires. Et d’autre part, le guichet d’aide au paiement des factures d’électricité et de gaz, pour les entreprises ayant une facture d’énergie importante, équivalent à au moins 3 % du chiffre d’affaires.

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