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Indemnité carburant : « Cent euros d’aide, ça ne couvre pas mes frais supplémentaires », regrettent nos lecteurs

VOTRE VIE, VOTRE AVIS Les lecteurs qui ont répondu à notre appel à témoignages sont sceptiques face au nouveau dispositif d’aide du gouvernement

L’inflation se ressent aussi à la pompe. La première semaine de janvier, le prix moyen des carburants a augmenté de 13,29 centimes. « Je vis seul, j’ai une pension pour mon enfant, et je dois me déplacer tous les jours en voiture pour aller à mon travail, raconte Adrien, un lecteur qui a répondu à notre appel à témoignages. Je touche plus que le Smic. Mais l’essence me fait un sacré trou dans le budget. »

L’une des raisons de cette augmentation : la fin des ristournes à la pompe en 2022. Le gouvernement a décidé de remplacer les mesures existantes par une aide ciblée, destinée aux 50 % des ménages les moins aisés. Des lecteurs témoignent auprès de 20 Minutes de la façon dont cette aide va les aider… ou pas.

En effet, de nombreux lecteurs ne bénéficient tout simplement pas de cette aide. « Je ne suis pas éligible, donc je continue de payer, de moins manger, moins sortir, moins dépenser », se désole Karl. Pour bénéficier de l’aide, le gouvernement écrit qu’il faut « appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part au titre des revenus de l’année 2021 inférieur ou égal à 14.700 euros ».

« Je ne pourrai pas prétendre à cette aide »

Certains lecteurs, qui affirment être à la limite de toucher l’aide, y voient une injustice. « Malheureusement, je ne pourrai pas prétendre à cette aide, c’est encore pour les foyers modestes ou les demandeurs d’emploi, regrette Laetitia. Je ne vois pas pourquoi la ristourne à la pompe n’a pas été prolongée, car elle touchait tout le monde. » Un avis partagé par Dominique : « Ceux qui ont des revenus un peu plus élevés, tout en restant modestes, et qui font de longs trajets pour travailler sont pénalisés. Cette aide devrait s’adresser à tous les travailleurs, avec dégressivité en fonction des revenus. » 

Reste que près de 250.000 personnes l’ont demandée dès la première demi-journée, lundi, selon le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal. Alexandra va bientôt les rejoindre. « Je vais faire la demande, mais je suis bien trop occupée à économiser tous les centimes possibles afin de ne pas rogner sur la qualité des aliments que j’achète, sur ma consommation de gaz, d’électricité, d’eau… écrit-elle. Tout est minuté, calculé. »

Toutefois, ce coup de pouce est jugé insuffisant par certains. « Cent euros, ça ne couvre pas mes frais supplémentaires 2022 pour aller travailler, reprend Alexandra. Une seule chose à espérer : que ma vieille voiture ne lâche pas, nous habitons en campagne… » « Même si j’y avais droit, 100 euros, ça ne fait pas beaucoup quand le diesel remonte à deux euros le litre, complète Hadrien. Heureusement, je peux télétravailler. Mais ça creuse énormément le budget, il ne faut pas qu’une tuile me tombe dessus, je ne pourrai pas la payer. » Pour les convaincre, il va falloir passer la seconde. 

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