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Paris : La ville poursuit 25 « dark stores » après leur requalification en entrepôts

C’est une des suites de la décision du Conseil d’État et du décret qui a suivi qualifiant les « dark stores », ces locaux où sont stockés des produits du quotidien livrés en quelques minutes, d’« entrepôts », au sens du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme parisien. A la suite de cette victoire, qui lui a donné raison dans son combat contre Frichti et Gorillas, la Ville de Paris accélère. Vingt-cinq de ces « dark stores » sont d’ores et déjà poursuivis.

« Les dark stores ont maintenant l’interdiction de s’installer dans des immeubles d’habitation ou des espaces réservés au commerce. Nous avons déclenché des procédures contre 25 d’entre eux et engagerons de nouvelles astreintes administratives » d’un montant plafonné à 250 euros par jour, a déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire socialiste (PS) Anne Hidalgo.

« Concurrence déloyale »

Cette activité est critiquée par de nombreux élus à travers le monde qui dénoncent pêle-mêle la création de « villes-entrepôts », des nuisances pour les riverains, voire un développement de « l’économie de la flemme ».

La Mairie de Paris critique aussi une « concurrence déloyale » créée par ces services de livraison rapide, considérés comme des « trappes à précarité qui reposent sur un système totalement frauduleux », selon le premier adjoint en charge de l’urbanisme Emmanuel Grégoire.

Un projet de Burger King visé

Dans la même veine, la Mairie de Paris bataille contre les « dark kitchens », dites « cuisines fantômes » qui s’installent dans Paris. Un projet de Burger King en particulier est dans le viseur de la Ville : l’enseigne de fast-food souhaite s’implanter dans le 20e arrondissement avec toutefois seulement 20 % d’espace dédié à de la vente et 80 % consacrés à la production de plats.

« Pour éviter son implantation, on a déclenché ce qu’on appelle un sursis à statuer qui permet d’appliquer par anticipation le futur PLU, qui interdira, je l’espère, l’installation de  »dark kitchen » », a souligné Emmanuel Grégoire. Au total, environ 80 « dark stores » et des dizaines de « dark kitchens » sont implantés dans la capitale.

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