Accueil Économie Voiture : Boule d’attelage, comment ça marche ?

Voiture : Boule d’attelage, comment ça marche ?

À l’heure où toutes les économies de carburant sont bonnes à prendre, une boule d’attelage peut s’avérer être un allié de poids. En effet, en cas d’excédent de bagages impondérables, comme c’est souvent le cas lorsqu’on prend la route des vacances, il est vivement conseillé de s’en remettre à une remorque plutôt qu’à un coffre de toit, dont l’aérodynamisme est bien moins favorable.

Mais attention, la législation encadre de manière stricte tous les accessoires de transport, de portage et d’attelage. Car les risques d’accidents dramatiques en cas de non-respect des règles élémentaires de sécurité sont élevés et rien ne doit être laissé au hasard.

En toute conformité

À l’instar des barres de toit et des porte-vélos, les dispositifs d’attelage-remorquage doivent répondre aux règles européennes en vigueur. Selon la directive européenne CE 94/20, qui régit ce type d’équipement, une boule d’attelage doit être homologuée et son montage doit être conforme aux recommandations de son constructeur.

Si cet équipement permet de tracter des remorques allant jusqu’à 3,5 tonnes de PTAC, il sera toutefois nécessaire de respecter certaines règles spécifiques en fonction du poids total autorisé en charge de l’attelage. Sous 500 kg, aucun document propre à la remorque n’est requis : la pose d’une plaque d’immatriculation identique à celle du véhicule tracteur suffit. En revanche, entre 500 et 750 kg de PTAC, la carte grise est obligatoire, la remorque doit disposer de sa propre immatriculation et il faut vérifier son contrat d’assurance auto pour s’assurer que l’attelage est couvert. Au-delà de 750 kg, il faudra en plus un permis spécifique et une déclaration à l’assurance.

Installation et entretien

Un détail important demeure flou dans le cadre juridique actuel. La loi ne dit pas explicitement si l’on peut conserver une boule d’attelage lorsqu’on ne tracte rien. Le Code de la route impose en effet seulement qu’un véhicule « doit être aménagé de manière à réduire autant que possible, en cas de collision, les risques d’accidents corporels, aussi bien pour les occupants du véhicule que pour les autres usagers de la route » et interdit les « ornements saillants ou tranchants ». Mais la boule d’attelage n’est pas spécifiquement évoquée. Aucune contravention ne sera donc dressée en cas de contrôle et il revient surtout à l’automobiliste d’apprécier la dangerosité d’une installation.

Inutile donc de démonter son équipement après chaque utilisation. C’est une bonne nouvelle puisque l’installation est relativement simple mais fastidieuse. Il faut surélever le véhicule, déposer le bouclier, fixer la boule sur la tête d’attelage conformément au manuel d’utilisation, raccorder le système électrique (ce qui peut demander un boîtier spécial pour les véhicules les plus récents) et tout remonter. Un entretien régulier suffit donc qui consiste à graisser la boule et son attache. Il est également recommandé de la recouvrir d’une protection (certains utilisent une balle de tennis) afin de conserver la graisse plus longtemps.

Le bon réflexe

Si vous ne risquez pas de verbalisation en conservant toute l’année votre boule d’attelage, il serait tout de même judicieux de vérifier les conditions d’exclusion de votre contrat d’assurance auto. En effet, en cas d’accident responsable, votre assureur pourrait considérer ce crochet comme un élément aggravant non-couvert et donc refuser de vous indemniser.

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